JLE

Médecine thérapeutique Cardiologie

MENU

Coronaropathie et diabète de type 2 Volume 2, issue 3, mai-juin 2004

Figures

See all figures

Author
Service de médecine, Hôpital Manhès, 8, Grande‐Rue, 91712 Fleury‐Mérogis Cedex

Le diabète de type 2 est un grand pourvoyeur de complications cardiovasculaires en particulier coronaires. Si nous attendons encore un peu des recommandations consensuelles françaises issues de l’Anaes pour organiser le dépistage de l’insuffisance coronaire chez le diabétique asymptomatique, différentes études de populations en ont montré la justification dès lors qu’il est programmé à bon escient. Reste à décider quel acte interventionnel. Heureusement, tout récemment, de grandes études déjà présentées en congrès internationaux ont précisé le bénéfice des développements techniques récents concernant l’angioplastie et le stenting tout particulièrement chez le diabétique. Les notions de la chirurgie « seul salut » semblent actuellement assez anciennes pour ne pas dire dépassées, même si les pontages « tout artériel » restent sans évaluation définitive chez le diabétique. Surtout, il est maintenant prouvé et validé par les autorités sanitaires françaises que le diabétique bénéficie de médicaments protecteurs du risque cardiovasculaire et rénal comme IEC, ARA2, statine, en plus d’un strict contrôle tensionnel avec des valeurs cibles régulièrement revues à la baisse : 140\80 mmHg en France (Anaes 2000) mais jusqu’à 130\80 mmHg (ESC\ESH 2003). C’est au cardiologue de gérer la prévention chez le diabétique, y compris thérapeutique, en collaboration avec le confrère généraliste voire évidemment le diabétologue, bien que ce dernier ne soit pas souvent sollicité en première ligne.