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Néphrologie & Thérapeutique

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Immunosuppressive treatment Volume 7, issue 7, Décembre 2011

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Le traitement immunosuppresseur après transplantation rénale comporte le traitement d’induction durant la période initiale où le risque de rejet est plus élevé. L’utilisation d’anticorps anti-lymphocytes déplétants est indiquée surtout chez les patients ayant développé des anticorps anti-HLA et lors d’une seconde greffe. Les anticorps anti-récepteur de l’interleukine 2 peuvent être utilisés chez les patients non répondeurs. Après les premiers mois, le traitement d’entretien repose le plus souvent sur l’association de plusieurs immunosuppresseurs, en particulier la corticothérapie, un agent anti-prolifératif (azathioprine ou mycophénolate mofétil) et un inhibiteur de la calcineurine (cyclosporine ou tacrolimus). Les effets secondaires de ces traitements conduisent à envisager de nouveaux protocoles : la diminution ou l’arrêt de la corticothérapie en raison de son effet délétère sur la croissance, la diminution des anticalcineurines en raison de leur néphrotoxicité. Ces options sont possibles chez les patients à faible risque immunologique.

Immunosuppressive treatment following renal transplantation includes induction therapy during the initial period when the risk of rejection is higher. Depleting anti-lymphocyte antibodies are indicated mostly in patients who developped anti-HLA antibodies and following a second graft. Anti-IL2 receptor antibodies may be used in non-responders. After the first month, maintenance therapy mostly consists in the association of several immunosuppressants, mainly corticosteroids, an antimetabolic agent (azathioprine or mycophenolate mofetil) and a calcineurin inhibitor (cyclosporine or tacrolimus). Side effects associated with these treatments led to the development of new immunosuppressive protocols, with the reduction or withdrawal of corticosteroids treatment due to its deleterious effects on statural growth, and decreased doses of anti-calcineurin agents to reduce their nephrotoxic effect. These therapeutic options are possible in patients at low immunological risk.