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Néphrologie & Thérapeutique

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Anticancer drug-induced nephrotoxicity Volume 1, issue 2, Mai 2005

Tables


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La tolérance rénale des anticancéreux est un problème d'actualité lié à la fois à la toxicité intrinsèque de certaines chimiothérapies anticancéreuses et au terrain représenté par le patient cancéreux lui-même. Le patient atteint de cancer est en effet exposé à tous les types d'atteinte rénale (obstructive, fonctionnelle, organique secondaire aux traitements, à la radiothérapie, à une glomérulopathie paranéoplasique, à une microangiopathie thrombotique…). L'index thérapeutique des anticancéreux est souvent faible et les doses prescrites élevées pour obtenir une efficacité optimale sur la cellule cancéreuse. L'amélioration de la tolérance passe par la meilleure adaptation des doses, elle-même conditionnée par l'évaluation correcte de la fonction rénale. La prévention reste indispensable d'autant que la mortalité associée à l'insuffisance rénale aiguë est très élevée.

Nephrotoxicity is an inherent adverse effect of certain anticancer drugs. Anti neoplasic drugs have a narrow therapeutic index and the amount of drug necessary to produce a significant reduction in tumour burden usually produces significant nephrotoxicity. The dosage used in clinical trials represents often the maximum tolerated doses determined during phase I drug evaluation. Greater toxicity is acceptable during curative therapy than during palliative therapy. But cancer patients often exhibit excretory reduced organ function. Modulation of pharmacokinetics and pharmacodynamics of these drugs in cancer patients is therefore necessary in order to improve tolerance. Patients with malignancies are particularly vulnerable to development of renal abnormalities. Conversely, patients with renal abnormalities who have undergone kidney transplantation are at high risk for malignancy. Clinical syndromes of renal involvement are diverse and sometimes insidious. Despite the recent advances in understanding the mechanism of anticancer drug nephrotoxicity, prevention still relies on drug dosage decrease and active screening for renal abnormalities as part of the usual biological work up in patients treated with anticancer drugs.