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Néphrologie & Thérapeutique

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Results of conservative management of emphysematous pyelonephritis Volume 12, issue 7, Décembre 2016

Figures


  • Fig. 1

  • Fig. 2

  • Fig. 3

  • Fig. 4

  • Fig. 5

  • Fig. 6

  • Fig. 7

  • Fig. 8

Tables


  • Tableau 1

  • Tableau 2

  • Tableau 3
Authors

Introduction

La pyélonéphrite emphysémateuse (PNE) est une infection nécrotique du rein, rare et grave. Le diagnostic doit être précoce et repose sur la tomodensitométrie. Sa prise en charge reste controversée et son traitement est actuellement de plus en plus conservateur. L’objectif de ce travail est de discuter le traitement conservateur de cette affection à travers notre expérience chez 21 patients.

Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective ayant inclus 21 cas de traitement conservateur pour une pyélonéphrite emphysémateuse dans notre service, de janvier 2010 à avril 2015. Le recul est de 3 à 24 mois.

Résultats

La PNE était classée stade 1 dans 7 cas, stade 2 dans 12 cas et stade 4 dans 2 cas. Une obstruction des voies excrétrices supérieures était retrouvée dans 16 cas. Comme facteur de mauvais pronostic, une thrombopénie était retrouvée dans 5 cas, une insuffisance rénale dans 10 cas et un état de choc septique initial dans 4 cas. Tous les patients ont bénéficié de soins intensifs comportant, outre le rétablissement de l’équilibre hydro-électrolytique, acido-basique et la correction des troubles glycémiques, une double antibiothérapie. Un drainage de la voie excrétrice par une sonde JJ a été réalisé chez 14 patients, par sonde urétérale chez 6 patients. Un patient avait une distension urinaire sur un rétrécissement urétral avec pyélite emphysémateuse bilatérale, le drainage a consisté en la mise en place d’un cystocathéter sus-pubien seulement. L’évolution était favorable chez 18 patients et la TDM de contrôle a montré une régression, voire une disparition complète, du gaz des voies excrétrices et/ou du parenchyme rénal après un délai moyen de 12 jours. Une néphrectomie secondaire était réalisée dans 2 cas. La mortalité spécifique était nulle.

Conclusion

La PNE demeure une infection grave, mettant en jeu le pronostic vital. La tomodensitométrie est l’examen clé qui permet de faire un diagnostic précoce. Le traitement doit être conservateur, basé sur l’association d’une réanimation médicale précoce et d’un geste de drainage, percutané ou endoscopique, en urgence. La néphrectomie devrait être réservée aux formes extensives avec plusieurs dysfonctions d’organes ou en cas d’échec du traitement conservateur.

Introduction

Emphysematous pyelonephritis (EPN) is a rare and severe, necrotizing infection of the kidney. Diagnosis should be precocious based on computed tomography (CT). Its management remains controversial and its treatment is currently increasingly conservative. The aim of this paper is to discuss the conservative treatment of this disease through our experience in 21 patients.

Material and methods

A retrospective analysis including 21 patients managed conservatively for an emphysematous pyelonephritis in our department from January 2010 to April 2015. Follow-up ranged from three to 24 months.

Results

Of the 24 patients, seven belonged to class 1, twelve to class 2 and two to class 4. Obstruction of the upper urinary tract was found in 16 cases. On the risk factor stratification, thrombocytopenia was found in five cases, renal function impairment in 10 cases and a septic shock in four cases. All the patients were initially managed with aggressive fluid and electrolyte resuscitation, control of blood sugar levels, and broad-spectrum antibiotics. Drainage of the urinary tract was performed by double-J stent in 14 patients and with ureteral catheter in six patients. One patient had urinary distension secondary to a urethral stricture with bilateral emphysematous pyelitis. In this case, drainage consisted in suprapubic bladder catheter only. The outcome was favorable in 18 patients and the control CT showed a decline or complete disappearance of gas in urinary tract and/or renal parenchyma after an average period of 12 days. A secondary nephrectomy was performed in two cases. Specific mortality rate was zero.

Conclusion

PNE remains a severe infection involving the vital prognosis. Computed tomography makes an early diagnosis. Treatment should be conservative based on the association of medical intensive care and drainage, percutaneous or endoscopic, urgently. Nephrectomy should be reserved for extensive forms with multiple organ dysfunction or failure of conservative treatment.