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Néphrologie & Thérapeutique

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Chyluria presenting as milky urine and nephrotic-range proteinuria and milky urine: Chyluria or glomerulopathy? Case report and literature review Volume 5, issue 7, Décembre 2009

Figures


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

Tables


  • Tableau 1
Authors

Un patient est hospitalisé pour protéinurie de débit néphrotique avec urines laiteuses. L’ensemble du tableau est expliqué par une chylurie (passage de lymphe dans les urines), dont le bilan étiologique retrouve une fistule lymphatico-urinaire probablement séquellaire d’une filariose. En général, le diagnostic de chylurie est affirmé par la présence de chylomicrons dans les urines. La fistule lymphatico-urinaire peut être mise en évidence par différentes techniques (cystoscopie, pyélographie rétrograde, uroscanner, lymphoscintigraphie). Les étiologies des chyluries sont majoritairement parasitaires (filariose, échinococcose, cysticercose) et parfois liées à d’autres causes telles les pathologies granulomateuses ou néoplasiques, des anomalies congénitales du système lymphatique, ainsi que des séquelles de traumatismes ou postopératoires. Les chyluries sont une des étiologies des protéinuries de débit néphrotique d’origine post-néphronique. Selon le retentissement de la chylurie, la prise en charge est soit une abstention thérapeutique, soit une sclérothérapie pelvienne, soit une chirurgie.

A patient is admitted in hospital to explore a nephrotic proteinuria associated with milky urine. This is explained by a chyluria (presence of lymphatic fluid in the urines), which is due to a pyelolymphatic fistula probably linked to a lymphatic filariasis. Usually, the diagnosis of chyluria can be confirmed by the presence of urinary chylomicrons. The presence of an urinary-lymphatic fistula can be proved by different techniques (cystoscopy, retrograde pyelography, uroscanner, lymphoscintigraphy). The main cause of chyluria is parasitic infections (filarial infection, echinococcus, cysticercosis), but other causes can be found, such as granulomatosis, neoplasia, lymphatic malformations, or sequela of surgery or traumatism. Chyluria is one of the causes of post-nephronic nephrotic proteinuria. Depending on the impact of the chyluria for the patient, there will either be no treatment, or a treatment by sclerotherapy or surgery.