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Néphrologie & Thérapeutique

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Are we free to discuss the living-donor issue? Volume 4, issue 1, Février 2008

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Nul don n’intervient dans une atmosphère neutre. Toute chose offerte est à l’origine d’un système complexe de dons et de contre-dons, d’obligations plus ou moins contraignantes. Le don d’organe survient, comme tous les autres dons, dans une atmosphère où il est difficile de distinguer l’obligation du libre choix. Or, cette question du don contraint ou libre est capitale, si l’on veut bien admettre que seul un don d’organe décidé de façon libre et autonome peut être acceptable en termes éthiques. Il appartient donc aux équipes de transplantation de veiller à ce que le libre arbitre du donneur potentiel s’exerce dans la plus grande autonomie. Le premier impératif qui s’impose aux équipes de transplantation est de permettre au donneur potentiel d’accéder à une information claire et accessible. Le second est de veiller à la rationalité, du moins relative, de la décision du donneur. Celle-ci ne doit obéir ni à la seule et immédiate puissance des émotions, ni à un impératif moral dicté par la famille. Il est impératif que la décision du donneur soit soumise à l’analyse du praticien et éventuellement d’un psychologue quant à la nature saine ou malsaine des motifs du don.

A gift does not take place in a neutral context: every act of giving sets up a complex system of more or less constraining obligations. In the donation of an organ, it is particularly difficult to distinguish between decisions made under pressure and those made freely. This distinction is of capital importance if we admit that a donation is ethically acceptable only if the decision to donate is made on free and autonomous grounds. It is thus the duty of the transplantation team to satisfy themselves that the donor is able to make a rational decision on the basis of his free will, without moral pressure from the family. In particular, the potential donor should receive clear and understandable information about the implications of the donation. Finally, to ensure that these conditions are met, the motivation of the donor should be scrutinised and evaluated by a physician as well as a psychologist.