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Néphrologie & Thérapeutique

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Antimalaria therapy of chronic renal failure Volume 17, issue 7, Décembre 2021

Tables


  • Tableau 1

  • Tableau 2

  • Tableau 3
Authors

Introduction

Le traitement du paludisme non codifié reste très délicat dans l’insuffisance rénale chronique, avec des anomalies immunitaires qui affaiblissent le sujet urémique et créent un cercle vicieux morbide.

Objectif

Décrire le profil de traitement du paludisme du patient présentant une insuffisance rénale chronique.

Méthodologie

Il s’agit d’une étude rétrospective des patients atteints d’insuffisance rénale chronique présentant un paludisme diagnostiqué admis dans les services de néphrologie des centres hospitaliers universitaires de Treichville et Yopougon du 1er octobre 2018 au 28 février 2019 et ayant donné leur consentement éclairé verbal.

Résultats

Nous avons identifié 278 insuffisants rénaux chroniques dont 40 (14,4 %) avaient un paludisme. L’âge moyen était de 42±13 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio : 1,1). Les signes cliniques étaient une hyperthermie (70 %), une douleur diffuse (67,5 %) et des céphalées (37,5 %). L’insuffisance rénale chronique était découverte au stade 5 dans 87,5 %, et 85 % ont débuté la dialyse chronique à l’aide d’un cathéter d’hémodialyse (94 %). Le paludisme a été confirmé par une goutte épaisse (66 %) et un Quantitative Buffy Coast Malaria Test (44 %). Il y avait une anémie sévère avec un taux d’hémoglobine moyen de 7,1±1,9g/dL et une thrombocytopénie (38,4 %). Le paludisme a été traité en première intention avec l’artéméther (67 %) ou l’artésunate (25 %) par voie intramusculaire (67,5 %) ou intraveineuse (25 %). La durée moyenne du traitement par artéméther était de 3 jours et l’artésunate de 4,5 jours±1,1. Soixante-dix-huit pour cent (78 %) des patients avaient un antipaludique injectable sans relais oral. L’évolution clinique était favorable avec 77,5 % de guérison. Le diabète était un facteur influençant l’évolution des patients.

Conclusion

Cette étude révèle une mauvaise utilisation des antipaludiques car les recommandations nationales pour le traitement du paludisme n’étaient pas respectées. La présence d’anémie rendrait les voies parentérales préférables.

Introduction

The treatment of uncoded malaria (malaria) remains very delicate in chronic renal failure which is associated with immunity abnormalities which weaken the uremic subject and create a vicious morbid circle.

Objective

Describe the malaria treatment profile of the chronic renal failure patient with malaria.

Methodology

This was a retrospective study of patients with chronic renal failure presenting with diagnosed simple malaria admitted to the nephrology departments of the university hospital centers of Treichville and Yopougon from October 1, 2018 to February 28, 2019 and having given their informed consent verbal.

Results

We identified 278 chronic renal failure patients, 40 (14.4%) of whom had malaria. The mean age was 42±13 years with a male predominance (sex-ratio: 1.1). The clinical signs were hyperthermia (70%), diffuse pain (67.5%) and headache (37.5%). Chronic renal failure was discovered at stage 5 in 87.5% of cases and 85% started chronic dialysis using a dialysis using a hemodialysis catheter (94%). Malaria was confirmed by a thick drop (66%) and a Quantitative Buffy Coast Malaria Test (44%). There was severe anemia with an average hemoglobin level of 7.1±1.9g/dL and thrombocytopenia (38.4%). Malaria was first treated with artemether (67%) or artesunate (25%) intramuscularly (67.5%) or intravenously (25%). The average duration of treatment with artemether was 3 days and artesunate 4.5 days±1.1. Seventy-eight percent of the patients had an injectable antimalarial without oral relay. The clinical course was favorable in 77%. Diabetes was a factor influencing patient evolution.

Conclusion

This study reveals a misuse of antimalarials because the national recommendations for the treatment of malaria were not respected. The presence of anemia would make the parenteral routes preferable.