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Néphrologie & Thérapeutique

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Advance directives in hemodialysis patient: A feasibility study Volume 16, issue 4, Juillet 2020

Figures


  • Fig. 1

Tables


  • Tableau 1
Authors

Le respect de l’autonomie du patient est essentiel. Il peut rédiger des directives anticipées en vue d’une situation où il ne pourrait plus s’exprimer. Actuellement, peu de personnes les ont rédigées. Nous avons réalisé une étude sur la faisabilité de la mise en place systématique des directives anticipées chez des patients hémodialysés. Cette étude prospective monocentrique a été menée dans un centre d’hémodialyse ambulatoire en 4 étapes : un questionnaire remis aux soignants ; la sélection puis l’information des patients ; la rédaction assistée des directives anticipées par les patients intéressés ; l’évaluation des causes de non-participation. Les soignants connaissent mal le dispositif et ont des réticences : le manque de connaissances médicales du patient, l’angoisse générée par la discussion sur la fin de vie. Cinquante-six patients (51,6 %) ont été inclus et ont reçu les informations. Neuf d’entre eux ont souhaité rédiger leurs directives anticipées sur un formulaire adapté, huit les ont finalisées (7,4 % de la population initiale). La majorité souhaitait une limitation thérapeutique. Vingt-neuf patients ayant reçu l’information n’ont pas souhaité les rédiger, les raisons étant : ils se sentent bien ou pensent que leurs proches prendraient les bonnes décisions. Dix-huit patients sont sortis du centre pendant l’étude. Le développement des directives anticipées nécessite l’information et la formation des soignants, ainsi que l’accompagnement des patients. Peu de patients sont allés au bout de la démarche. La limite de la « compétence » du patient à décider pour lui est difficile à définir. Le rôle du médecin est central pour l’accompagner.

Respect of patient's autonomy is essential. So that patients are able to write their advance directives in case of a situation where they are unable to make decisions for themselves. Currently, few people have written advance directives. We studied the feasibility of a systematic implementation of advance directives in haemodialysis patients. This prospective, single-center study was conducted in an ambulatory hemodialysis center. There were 4 steps: caregivers survey about advance directives; selection of patients and information about advance directives; writing advance directives with the interested patients; and finally, non-participation causes assessment of the other informed patients. Caregivers are not comfortable with advance directives, and have reluctances: the patient's lack of medical knowledge; the anxiety generated by end-of-life talk. Fifty-six patients (51.6%) were included and received the information. Nine of them wanted to write their advance directives on a suitable form. Eight finalised them (7.4% of the initial population). The majority wanted a therapeutic limitation. Twenty-nine patients, who have received the information about advance directives, didn’t want to write them, the main reason was that they felt healthy or that they thought that their relatives would take the right decisions. Eighteen patients left the centre during the study. The development of advance directives requires information and training of caregivers and patient support. Few patients went to the end of the process. The limit of the patient's ability to decide for himself is difficult to define. The role of the doctor is central to accompany the patient during this process.