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Néphrologie & Thérapeutique

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Urinary schistosomiasis in ancient Egypt Volume 5, issue 7, Décembre 2009

Figures


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  • Figure 3

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Décrit pour la première fois par Théodore Bilharz en 1851, le Schistosoma hematobium, le ver responsable de l’hématurie d’Égypte, (ou bilharziose urinaire), est à l’origine d’une parasitose qui fut et demeure un problème majeur de santé publique le long de la Vallée du Nil. L’hématurie, maître symptôme de la bilharziose urinaire, est mentionnée et traitée dans les papyrus médicaux égyptiens dès la xviiie dynastie, vers 1550 av. J.-C. Une relation semble envisagée entre l’hématurie et le dieu Seth. Sir Marc Armand Ruffer, pionnier de la paléopathologie, met en évidence dès 1910, des œufs calcifiés de Schistosoma dans les voies urinaires d’une momie de la xxe dynastie, ouvrant la voie à la paléoparasitologie. La méthode Elisa, une technique immunologique, a permis de confirmer en 1992 la présence d’antigène bilharzien circulant chez 45 % des momies testées.

First described by Theodor Bilharz in 1851, Schistosoma haematobium, the worm responsible for urinary schistosomiasis, was a major health problem along the Nile Valley until the present days. Haematuria, the main symptom of this parasitic disease, was known and treated in Egyptian medical papyri since 1550 B.C. A relationship between haematuria and the god Seth was envisaged. Sir Marc Armand Ruffer, pioneer of paleopathology, found (1910) calcified Schistosoma eggs in Egyptian mummies of the xxth dynasty, establishing that bilharzia plagued ancient Egypt people. The ELISA method demonstrated the Schistosoma circulating anodic antigen in 45% of mummies studied.