JLE

Néphrologie & Thérapeutique

MENU

Living-donor kidney transplantation: Activities in the European countries and of the North America (2001–2009) Volume 7, issue 7, Décembre 2011

Figures


  • Fig. 1

  • Fig. 2

Tables


  • Tableau 1

  • Tableau 2

  • Tableau 3
Authors

Face à la pénurie de greffons rénaux, l’alternative de la greffe à partir de donneur vivant est débattue. Le but de ce travail est de comparer, dans 16 pays européens et d’Amérique du Nord ayant une activité conséquente, les niveaux d’activité, leur historique et leur éventuel impact sur la pénurie, rapportés jusqu’alors de façon parcellaire et ponctuelle. En 2009 et malgré une légère croissance, le taux français de 3,5 greffes à partir de donneur vivant par million d’habitants (pmh) était l’un des plus faibles devant l’Italie et la Finlande. De nombreux pays dépassaient le taux de 14 pmh. D’autres comme l’Espagne et le Portugal connaissent une croissance régulière alors que leur activité de greffe est basée sur le donneur décédé. Cette croissance est aussi observée en Allemagne et en Autriche. La France malgré une activité globale de greffe en augmentation a un niveau de pénurie important (2,7 inscrits en 2009 pour une greffe) avant l’Italie, qui a une très faible activité de greffe à partir de donneur vivant, le Portugal, dont l’activité est moins ancienne, mais aussi les États-Unis avec une incidence importante de l’insuffisance rénale terminale et le Royaume-Uni qui a un faible taux de prélèvement de donneurs décédés. Pour ces derniers, la France a un des taux les plus élevés mais il semble plafonner depuis trois ans. Ce constat devrait induire une véritable politique de la greffe à partir de donneur vivant avec un soutien aux professionnels de santé, l’information du grand public, des patients et de leur famille.

In front of kidney transplants shortage, the alternative of living donor renal transplantation is discussed. The purpose of this work is to compare, in 16 European countries and of North America having a consequent activity, the levels of living donor renal transplantation activities and their possible impact on kidney shortage, usually reported in a fragmented and punctual way. In 2009 and in spite of a light growth, the French rate of 3,5 living donor kidney transplantation per million people (pmp) was one of the weakest just before Italy and Finland. Numerous countries exceeded the rate of 14 pmp. Others as Spain and Portugal know a regular growth while their transplant activity was mainly based on brain dead donor. This growth is also observed in Germany and in Austria. France, in spite of an increase of kidney transplantation activity, had a high level of kidney shortage (2,7 patients registered on the waiting list in 2009 for one kidney transplant) before Italy which has low rate of living kidney transplant activity, Portugal, with a recent growth of transplant activity, but also the United States with high incidence of end stage renal disease and the United Kingdom which has a low rate of brain dead donors. For these last ones, France have one of the highest rates but it seems to reach a ceiling for 3 years. This report should lead a real strategy of the transplant from kidney living donor with a support for the healthcare professionals, the information of the general public, the patients and their family.