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Néphrologie & Thérapeutique

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Aldosterone and kidney diseases: An emergent paradigm with important clinical implications Volume 7, issue 3, Juin 2011

Figures


  • Fig. 1

Tables


  • Tableau 1
Authors

De nouvelles armes thérapeutiques sont nécessaires pour ralentir la progression des maladies rénales chroniques. Le système rénine-angiotensine-aldostérone semble une cible de choix mais l’aldostérone est un acteur souvent oublié. L’aldostérone a une action sur l’épithélium du néphron distal : elle permet une réabsorption vectorielle de sodium et régule la volémie. Récemment, des cibles cellulaires non classiques ont été identifiées comme le cœur et les vaisseaux mais également des cibles rénales non épithéliales (cellules mésangiales, podocytes, fibroblastes). L’implication de l’aldostérone (et l’activation de son récepteur, le récepteur minéralocorticoïde) a été décrite dans différentes maladies rénales : les néphropathies diabétique ou hypertensive, l’insuffisance rénale et certaines glomérulopathies. Ces effets semblent indépendants de son action hypertensive, suggérant que le blocage du récepteur minéralocorticoïde exprimé dans ces cibles non classiques peut avoir des applications cliniques importantes. Chez l’homme, des essais cliniques montrent un effet bénéfique des antagonistes du récepteur minéralocorticoïde, tels que la spironolactone ou l’éplérénone, chez des patients, insuffisants rénaux ou non, ainsi que chez les patients en insuffisance rénale terminale. Les effets indésirables rapportés (hyperkaliémie modérée) n’empêchent pas la poursuite du traitement avec une surveillance adaptée. Dans cette revue, nous discutons les avancées récentes de la recherche (à la fois fondamentale et clinique) dans ce domaine.

Slowing the progression of chronic kidney diseases needs new efficient treatments. Aldosterone classically acts on the distal nephron: it allows sodium reabsorption, potassium secretion and participates to blood volume control. Recently, new targets of aldosterone have been described including the heart and the vasculature but also non-epithelial kidney cells such as mesangial cells, podocytes and renal fibroblasts. The pathophysiological implication of aldosterone and its receptor, the mineralocorticoid receptor has been demonstrated ex vivo in cell culture and in vivo in experimental animal models with kidney damages such as diabetic and hypertensive kidney nephropathies, chronic kidney disease and glomerulopathies. The beneficial effects of the pharmacological antagonists of the mineralocorticoid receptor are independent of the hypertensive effect of aldosterone, indicating that blocking the activation of the mineralocorticoid receptor in these non-classical renal targets may be of clinical importance. Several clinical studies now report benefit and safety when using spironolactone or eplerenone, the currently available mineralocorticoid receptor antagonists, in patients with kidney diseases. In this review, we discuss the recent results reported in experimental and clinical research in this domain.