John Libbey Eurotext

Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction

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Endométriose : options thérapeutiques médicales Volume 9, issue 1, Janvier-Février 2007

Author
Service de Gynécologie-Obstétrique et Médecine de la Reproduction, Hôpital intercommunal, 40 avenue de Verdun, 94010 Créteil cedex

Le but actuel principal des traitements de l’endométriose est de bloquer la fonction gonadotrope pour faire régresser les lésions et donc la symptomatologie douloureuse. La contraception orale est intéressante dans l’endométriose peu évoluée avec des douleurs pelviennes chroniques et une échographie normale sous forme d’un test thérapeutique de 3 mois et elle est poursuivie en cas d’efficacité clinique et de bonne tolérance. Les progestatifs constituent une alternative à la contraception œstro-progestative dans l’endométriose peu évoluée mais ont aussi une place en première intention dans l’endométriose profonde, en alternative aux agonistes du GnRH ou à la chirurgie. Le danazol est actuellement délaissé. Les agonistes de la GnRH enfin constituent une option thérapeutique en deuxième intention après les progestatifs dans l’endométriose profonde (avec localisations sous-péritonéales) en dehors d’une infertilité. Le traitement peut être prolongé jusqu’à 6 mois (1 an pour la leuproréline) en raison de la perte osseuse qu’ils induisent en traitement prolongé. On peut les associer à une hormonothérapie œstro-progestative de substitution (add-back therapy) à partir du 3 e mois de traitement.