John Libbey Eurotext

Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction

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Endométriose : du signe clinique au diagnostic Volume 9, issue 1, Janvier-Février 2007

Authors
Institut Mère-Enfant Alix de Champagne, Centre Hospitalier Universitaire, 45 rue Cognacq-Jay, 51092 Reims

L’endométriose est une pathologie fréquente de la femme en âge de procréer, mais reste de diagnostic difficile. Les signes cliniques les plus fréquents sont la dysménorrhée, les douleurs pelviennes chroniques, les dyspareunies, les masses pelviennes, fréquemment associés à un tableau d’infertilité. La corrélation entre la symptomatologie et le stade de l’endométriose n’est pas toujours évidente. L’échographie endovaginale et l’IRM sont utiles dans la démarche diagnostique, et performants pour la détection des kystes endométriosiques. Pour les lésions endométriosiques profondes, et en particulier pour les nodules de la cloison rectovaginale, les progrès de l’imagerie et en particulier de l’échographie transrectale et l’IRM représentent pour le clinicien une aide considérable au diagnostic. Mais le seul examen considéré comme le « gold standard » pour le diagnostic d’endométriose est la cœlioscopie qui, malgré une exploration soigneuse de la cavité abdominale, connaît des limites avec l’endométriose profonde sous-péritonéale et l’endométriose microscopique ou atypique. L’utilité des marqueurs sériques tels le CA-125 sérique, dans le diagnostic d’endométriose, est limitée. D’autres marqueurs sont à l’étude. Le diagnostic d’endométriose reste donc difficile et fait intervenir une anamnèse complète, un examen clinique soigneux, l’association d’examens paracliniques tels l’échographie endovaginale et l’IRM, et le plus souvent la cœlioscopie avec biopsies qui peut apporter la preuve histologique de l’endométriose, ainsi que la topographie précise des lésions, dans un but diagnostique et thérapeutique.