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Médecine de la Reproduction

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Early diagnostic of endometriosis, the potential of Endotest, the salivary miRNA test Volume 25, issue 2, Avril-Mai-Juin 2023

Figures


  • Figure 1

  • Figure 2

Tables

Authors
1 Sorbonne université, hôpital Tenon, service de chirurgie gynécologique, obstétrique et médecine de la reproduction, AP-HP, Paris, France
2 Biologie et thérapeutique des cancers, centre de recherche Saint-Antoine (CRSA), Sorbonne université, Inserm UMR_S_938, Paris, France
* Tirés à part : Y. Dabi

lL’endométriose est bien souvent méconnue et les patientes passent par une errance diagnostique durant parfois plusieurs années (huit, en moyenne) avant d’être diagnostiquées et prises en charge. Ce délai au diagnostic induit ou aggrave le stress et le sentiment d’isolement et d’incompréhension des patientes, et a également un impact économique majeur à l’échelle de la société. Les micro-ARN (miARN) humains sont des ARN non codants hautement conservés, composés de 21 à 25 nucléotides, qui se lient à leur ARN messager complémentaire (ARNm), régulant ainsi la dégradation et la traduction du gène cible. Grâce à des techniques de séquençage de dernière génération et à l’utilisation d’algorithmes d’intelligence artificielle, un test salivaire intégrant une combinaison de 109 miARN a récemment été développé à partir de la cohorte ENDOmiARN pour le diagnostic de l’endométriose. Les performances de ce test, sous réserve d’une étude de validation multicentrique en cours, sont très supérieures à celles rapportées jusque-là. La sensibilité, la spécificité et l’aire sous la courbe pour la signature miARN comprenant les 109 miARN étaient respectivement de 96,7, 100 et 98,3 %. L’objectif de cet article est de replacer le test salivaire dans son contexte et de discuter de sa place potentielle dans l’algorithme de prise en charge des patientes avec suspicion d’endométriose.