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Médecine thérapeutique

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Traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire par les antagonistes des récepteurs de l’endothéline Volume 15, issue 1, janvier-février-mars 2009

Author
Service de médecine interne, Groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière, 47-83 Boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris, France. Université Pierre et Marie Curie-Paris 6, CNRS, UMR 7087, Paris, F-75013 France

La reconnaissance de l’endothéline-1 (ET-1) comme médiateur majeur dans la physiopathogénie de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) a conduit au développement d’antagonistes des récepteurs de l’ET-1. Deux antagonistes des récepteurs de l’ET-1 sont autorisés, actifs par voie orale : le bosentan (ET A/ET B = 20) est non sélectif, alors que le sitaxentan (ET A/ET B = 6 500) est hautement sélectif. Les antagonistes sélectifs du récepteur ET A, qui préservent l’activité vasodilatatrice et épuratrice du récepteur ET B endothélial, auraient un effet bénéfique plus grand que les antagonistes non sélectifs. Dans cette revue, nous rapportons une synthèse des principaux résultats cliniques obtenus montrant que ces deux traitements ont, à court terme, une efficacité similaire. Le seul essai qui a étudié ces deux antagonistes, STRIDE-2X, apporte certains éléments suggérant que, sur une période d’un an, le traitement par sitaxentan est moins hépatotoxique et plus efficace que le traitement par bosentan. Le choix du traitement de l’HTAP doit être individualisé en fonction du type d’HTAP, des co-morbidités (notamment maladie hépatique), de la commodité d’emploi, des interactions médicamenteuses et de l’efficacité.