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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Récepteurs nucléaires PPARα/γ et foie Volume 15, issue 3, Mai-Juin 2008

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Authors
Inserm U795, Lille, F-59037 France ; Université Lille 2, F-59037 France ; CHRU Lille, Hôpital Huriez, Service des Maladies de l’Appareil Digestif et de la Nutrition, Lille, F-59037 France

Les récepteurs activés par les proliférateurs des peroxysomes (PPAR) sont des facteurs de transcription qui contribuent à l’homéostasie hépatique. PPARα contrôle le métabolisme lipidique et exerce des activités anti-inflammatoires ; PPARγ régule le métabolisme glucidique et exerce des activités immuno-modulatrices, anti-fibrosantes et anti-prolifératives. Leurs propriétés intrinsèques donnent un rationnel pour les cibler dans les principales hépatopathies chroniques. Des molécules sont disponibles pour les activer : les fibrates, activateurs de PPARα, sont utilisés depuis plus de 20 ans pour les anomalies du métabolisme lipidique et les glitazones, activateurs de PPARγ, sont utilisées depuis 2000 dans le cadre du diabète de type 2. Sur le plan hépatique, l’effet thérapeutique des fibrates observé dans les modèles animaux d’inflammation aiguë et de maladie alcoolique du foie n’est sûrement pas extrapolable chez l’homme en raison de l’existence de différences inter-espèces significatives tant sur le plan quantitatif que qualitatif. La perspective thérapeutique principale concerne les stéatopathies en particulier la NASH, à travers le rôle joué par PPARγ dans la sensibilité à l’insuline. Les résultats des essais thérapeutiques utilisant les glitazones, bien qu’intéressants, doivent être interprétés de façon prudente compte tenu de l’absence de données à long terme et de la possibilité d’effets indésirables graves notamment cardiaques.