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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Calprotectine fécale : un test non invasif pour le diagnostic différentiel de l’intestin irritable versus les maladies inflammatoires intestinales Volume 13, issue 1, Janvier-Février 2006

  • Page(s) : 76
  • Published in: 2006

Calprotectine fécale : un test non invasif pour le diagnostic différentiel de l’intestin irritable versus les maladies inflammatoires intestinales

A Licata et al. TUE-G-87. Fecal calprotectin as a non-invasive screening test for the differential diagnosis of IBS vs IBD.

La calprotectine fécale est un marqueur de l’inflammation digestive. Sa quantification dans les selles par ELISA a été proposée pour déterminer l’origine organique des diarrhées. Le but de l’étude était d’évaluer la performance du dosage fécal de la calprotectine pour différencier les maladies inflammatoires du tube digestif du SII chez des malades qui étaient adressés pour effectuer une coloscopie dans un contexte de diarrhée. Cent malades consécutifs présentant une diarrhée ont été inclus prospectivement. Tous les malades avaient une diarrhée qui évoluait depuis 4 semaines, avec ou sans douleurs abdominales. Le diagnostic de SII était porté chez 62 malades selon les critères de Rome alors qu’une maladie inflammatoire du tube digestif (MICI) était mise en évidence chez 30 malades. Les malades atteints de MICI avaient des concentrations fécales de calprotectine significativement plus élevées que les malades atteints de MICI (190,26 vs 75,53. En choisissant un seuil de 50 mg/g de selles, la sensibilité atteignait 83 % avec une valeur prédicative négative de 87 % et la spécificité était de 56 % avec une valeur prédictive positive de 48 %. En prenant un seuil de 100 mg\g de selles, la sensibilité baissait à 70 % avec une valeur prédictive négative de 85 % alors que la spécificité augmentait à 77 % avec une valeur prédictive positive de 60 %. Les auteurs concluent que ce dosage peut être utile pour différencier les MICI du SII en permettant d’éviter des examens complémentaires inutiles. Il serait pertinent de poursuivre le travail en incluant des volontaires sains sans SII afin de déterminer si ce dosage permet de discriminer l’état inflammatoire de bas grade qui caractérise une grande partie des malades atteints de SII.