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Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Protéine C‐réactive, risque cardiovasculaire et ménopause Volume 6, issue 4, juillet-août 2004

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Authors
Service d’Endocrinologie et Médecine de la Reproduction, hôpital de l’Archet 1, 151 route de Saint Antoine de Ginestière, 06202 Nice Cedex 03

Les complications ischémiques de l’athérosclérose constituant la principale cause de morbi‐mortalité dans les pays développés, de nombreux travaux se sont attachés à identifier les populations à risque, en utilisant pour cela de multiples facteurs sériques impliqués dans le processus d’athérosclérose. La protéine C‐réactive, molécule de la phase aiguë de l’inflammation, semble exprimer de manière fiable le risque cardiovasculaire, indépendamment des facteurs de risque traditionnels comme le LDL‐cholestérol, et avec une bonne corrélation au score de Framingham, pour des concentrations supérieures à 3 mg\l. Ceci reste valable quelle que soit la population étudiée, y compris après la ménopause. La forte élévation de la CRP sous dérivés œstrogéniques administrés par voie orale (de 100 à 400 % du taux basal) traduirait un effet proinflammatoire au niveau de l’endothélium vasculaire et pourrait être impliquée dans l’augmentation transitoire du risque cardiovasculaire rapportée récemment avec le traitement hormonal substitutif dans les études HERS et WHI. En revanche, l’utilisation de 17‐bêta‐œstradiol par voie transdermique ou des modulateurs sélectifs du récepteur aux œstrogènes n’induit pas d’augmentation de la CRP, ce qui confirmerait l’absence d’effets délétères de ce type de thérapeutique sur la sphère cardiovasculaire et leur intérêt en pratique courante.