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Virologie

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L’herpèsvirus de la maladie de Marek (MDV) : un modèle d’adaptation à la pression vaccinale Volume 20, numéro 5, Septembre-Octobre 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
Équipe transcription et lymphome viro-induit (TLVI), UMR 7261 CNRS/Université François-Rabelais de Tours, Parc de Grandmont, 37200 Tours, France
* Tirés à part

Le virus de la maladie de Marek (MDV) est un alphaherpèsvirus responsable du développement de lymphomes T chez le poulet. Depuis une cinquantaine d’années, une prophylaxie vaccinale, empêchant le développement des lymphomes sans rendre les poulets vaccinés réfractaires à l’infection, a permis de contrôler imparfaitement la maladie de Marek et de préserver la rentabilité de l’industrie avicole. Des souches de MDV contournant la protection vaccinale ont régulièrement émergé, obligeant à une reformulation périodique des vaccins et illustrant la capacité évolutive du virus MDV. De nombreux loci du génome du MDV présentent une variabilité génétique, ayant des effets potentiels sur le pouvoir pathogène des souches virales. Celles-ci sont constituées de populations hétérogènes de variants génétiquement différents dont la distribution a un effet déterminant sur le phénotype de la souche virale et dont la composition est susceptible d’évoluer de manière dynamique. Dans ce contexte, nous rapportons des données montrant que le vaccin CVI988/Rispens, aujourd’hui le vaccin le plus efficace vis-à-vis des souches de MDV les plus virulentes, est composé d’une vingtaine de variants différents, variables d’un lot de vaccin à l’autre, évoluant avec une dynamique pouvant s’apparenter à celle des quasi-espèces des virus à ARN.