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Néphrologie & Thérapeutique

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Diagnostic et prise en charge du prurit associé à la maladie rénale chronique chez les patients hémodialysés Volume 20, numéro 1, Février 2024

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Normandie Université, Unicaen, CHU Caen Normandie, néphrologie, Caen, France
2 Normandie Université, Unicaen, UFR de médecine, Caen, France
3 « ANTICIPE » U1086 INSERM-UCN, Centre François Baclesse, Caen, France
4 Université de Brest, LIEN, Brest, France
5 CHU Brest, dermatologie, Brest, France
6 Hôpital Privé Claude Galien, Ramsay Santé, néphrologie et dialyse, Quincy-sous-Sénart, France
7 Collège de médecine des hôpitaux de Paris, Paris, France
8 E.C.H.O. pôle Santé Confluent, Rezé, France
9 Maison du Rein-Aurad-Aquitaine, Gradignan, France
10 AURA Paris Plaisance, dialyse et aphérèse thérapeutique, Paris, France
11 Université de Strasbourg, CHU de Strasbourg, néphrologie, Strasbourg, France
12 Université de Strasbourg, UR 3072 “Mitochondrie, stress oxydant et protection musculaire”, Fédération de médecine translationnelle de Strasbourg, France
13 INI-CRCT (Cardiovascular and renal trialists), F-CRIN Network
14 Hôpital de Boulogne-sur-Mer, néphrologie et médecine, Boulogne-sur-Mer, France
* Correspondance : A. Lanot <antoine.lanot@gadz.org>

Le prurit associé à la maladie rénale chronique (Pa-MRC) est un symptôme invalidant qui est fréquent et souvent sous-estimé. Le Pa-MRC a des conséquences négatives sur la qualité de vie et s’accompagne fréquemment de troubles du sommeil et de dépression. L’approbation de la difélikéfaline – agoniste des récepteurs opioïdes kappa – dans cette indication nécessite l’actualisation des recommandations. Les causes secondaires de prurit sans lésions cutanées doivent être exclues et des mesures générales doivent être prises (émollients, aide psychologique, optimisation de la dialyse, équilibre phosphocalcique avec parathormone [PTH] dans la cible KDIGO [Kidney Disease: Improving Global Outcomes], traitement de la carence martiale). Une épreuve thérapeutique avec un antihistaminique oral non sédatif peut être proposée. En cas de test négatif, il faut fortement suspecter un Pa-MRC et évaluer son intensité (échelle WI-NRS [Worst Itch Numeric Rating Scale]) et son impact sur la qualité de vie. En cas de Pa-MRC léger (WI-NRS ≤ 3), seules les mesures générales sont mises en œuvre. Si le Pa-MRC est modéré à sévère (WI-NRS ≥ 4), un traitement spécifique par difélikéfaline peut être instauré pour 6 mois en plus des mesures générales. À 3 mois, si la réponse est complète (score WI-NRS ≤ 1) ou partielle (baisse ≥ 3 points), le traitement est poursuivi. À 6 mois, si la réponse est complète, l’arrêt du traitement peut être envisagé avec l’accord du patient ; il est maintenu en cas de réponse partielle. À 3 ou 6 mois, en cas de réponse insuffisante (baisse < 3 points) et/ou d’intolérance, le traitement est interrompu et un autre traitement (par exemple, gabapentinoïdes, ultraviolet de type B [UVB]) peut être envisagé après avis dermatologique.