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Médecine thérapeutique

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Syndromes lipodystrophiques des patients infectés par le VIH recevant une multithérapie antirétrovirale : hypothèses physiopathologiques Volume 6, numéro 5, Mai 2000

Auteurs

L’introduction des multithérapies antirétrovirales, rendue possible par la mise à disposition des inhibiteurs de protéase en 1996, a été une étape capitale dans l’histoire de l’infection par le VIH : ces traitements ont entraîné une réduction considérable de la mortalité et de la morbidité chez les patients porteurs du virus. Il persiste cependant de nombreuses interrogations sur leur efficacité et leur tolérance à long terme. Au chapitre des effets indésirables probables, un (ou des) nouveau(x) syndrome(s) métabolique(s) habituellement désigné(s) par le terme de « lipodystrophie », pose(nt) actuellement de difficiles problèmes physiopathologiques et thérapeutiques. Signalées pour la première fois en 1997 [1], ces manifestations dysmorphiques cliniques sont associées à des anomalies biologiques et ont été attribuées, peut-être trop rapidement, à la prescription des nouvelles molécules. Le présent article a pour but d’essayer de présenter la vision des auteurs des pistes étiologiques et physiopathologiques que l’on peut raisonnablement suivre aujourd’hui pour tenter de comprendre ce(s) nouveau(x) syndrome(s).