John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Quelle est la place du taux de détection des adénomes dans le dépistage organisé du cancer colorectal ? Volume 25, numéro 3, Mars 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5

Tableaux

Auteur
Clinique du Pont de Chaume, 82017 Montauban Cedex, France
* Tirés à part

Le taux de détection des adénomes (TDA) est considéré comme un des critères de qualité les plus pertinents de la coloscopie (diagnostique ou de dépistage). Il faut en connaître certaines limites, notamment dans le cadre du dépistage organise du cancer colorectal (CCR). Le TDA est une valeur moyenne liée à l’opérateur et non une mesure individuelle par patient. Même si le TDA est corrélé au risque de CCR d’intervalle, aucune étude ne démontre pour l’instant qu’un TDA élevé réduit la mortalité par CCR ni son incidence en population. Le nombre d’adénomes par coloscopie ou le taux d’adénomes avancés sont des critères plus pertinents dans une optique de prévention. L’amélioration de la détection lésionnelle se fait au bénéfice des lésions de petite taille dont l’impact sur la prévention et le dépistage est discutable. Pour être fiable, le calcul du TDA moyen doit se faire sur un nombre important d’examens ; il est peu approprié pour les praticiens à faible volume d’activité. Enfin, la détermination du taux de détection lésionnelle dépend du seuil de positivité fixé pour le test immunologique : il ne peut être ni arbitraire ni univoque. Le TDA ne peut donc pas être considéré à l’échelon individuel, comme un « standard de soin » opposable mais comme un objectif individuel de performance dans la démarche d’amélioration de la qualité et un objectif global à l’échelon de la population. Améliorer le TDA reste un objectif de moyen et non un objectif de résultat.

Licence Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International