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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge du carcinome épidermoïde avancé du canal anal Volume 27, numéro 9, Novembre 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 CHRU de Besançon, Gastroentérologie, 3 Boulevard Alexandre Fleming, 25000 Besançon
2 CHRU de Besançon, Unité de Méthodologie et Qualité de Vie en Cancérologie, 3 Boulevard Alexandre Fleming, 25000 Besançon
3 Université Bourgogne Franche-Comté, INSERM, EFS BFC, UMR1098, RIGHT Interactions Greffon-Hôte-Tumeur/Ingénierie Cellulaire et Génique, F-25000 Besançon
4 CHRU de Besançon, Centre d’Investigation Clinique, CIC-1431, 3 Boulevard Alexandre Fleming, 25000 Besançon
5 CHRU de Besançon, Service d’oncologie médicale, 3 Boulevard Alexandre Fleming, 25000 Besançon
6 Hôpital Nord Franche Comté, Oncologie et Radiothérapie, Montbéliard
7 Groupe Coopérateur Multidisciplinaire en Oncologie (GERCOR), Paris
8 Fédération Francophone de Cancérologie Digestive (FFCD), Paris
9 CHRU de Besançon, Service de radiothérapie, 3 Boulevard Alexandre Fleming, 25000 Besançon
10 Cancéropôle Grand-Est, Strasbourg
* Correspondance

Le cancer du canal anal représente 2,7 % des cancers digestifs et son incidence est en constante augmentation. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un carcinome épidermoïde, qui est associé à l’infection par HPV notamment au génotype 16 dans 90 % des cas. Environ 30-40 % des patients présentent soit une maladie métastatique au diagnostic, soit une évolution vers une maladie avancée non résécable suite à une radiochimiothérapie pour une maladie initialement localisée. La chimiothérapie systémique est donc le traitement de choix. En France, la collaboration de groupes coopérateurs a permis de mener des essais de phase II dans les cancers du canal anal avancés, aboutissant à un changement de paradigme avec une validation prospective des protocoles dans cette situation orpheline. Le premier fruit de ce travail fut l’étude Epitopes-HPV02, qui a permis de valider le schéma modifié du DCF (docétaxel, cisplatine et 5-fluoruracile) comme un nouveau standard. Plus récemment, un réseau international a également validé l’intérêt des taxanes en première ligne. En deuxième ligne, les immunothérapies anti-PD1/PD-L1 semblent prometteuses, surtout en association. Plusieurs essais cliniques sont actuellement en cours.