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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge des tumeurs neuroendocrines rectales localisées Volume 27, numéro 3, Mars 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Hospices Civils de Lyon, Hôpital Édouard-Herriot, UJOMM, Service d’oncologie médicale, Pavillon E, 69437 Lyon Cedex 03
2 Hospices Civils de Lyon, Hôpital Édouard-Herriot, Service d’hépato-gastroentérologie, 69437 Lyon cedex 03
3 Hospices Civils de Lyon, Groupement Hospitalier Est, Service d’anathomie et cytopathologie, 69437 Lyon cedex 03
* Correspondance

Les tumeurs neuroendocrines rectales (TNE-R) représentent environ un tiers de toutes les tumeurs neuroendocrines. Leur incidence augmente, en lien probablement avec le dépistage du cancer colorectal. Ces tumeurs sont localisées au moment du diagnostic dans une large majorité des cas, les formes métastatiques ne représentant, que 2 à 8 % des cas au diagnostic. Elles sont majoritairement solitaires, souvent sous la forme d’un nodule jaune chamois « sous-muqueux ». Le pronostic métastatique est principalement fonction de la taille de la tumeur, mais aussi de facteurs histologiques comme la présence d’une invasion lymphovasculaire, l’envahissement de la musculeuse et un grade histopronostique élevé. L’exérèse endoscopique R0 des TNE-R de moins de 10 mm sans aucun facteur de mauvais pronostique (grade 1, sans embole vasculaire) suffit et le patient ne nécessitera pas de surveillance particulière. À l’inverse, pour les tumeurs de plus de 20 mm, un bilan d’extension avant une prise en charge chirurgicale carcinologique sera nécessaire. La prise en charge des TNE-R de taille comprise entre 10 et 20 mm n’est pas consensuelle, elles peuvent être accessibles à un traitement endoscopique, mais la chirurgie avec curage ganglionnaire sera à envisager en présence de facteurs de mauvais pronostic.