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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les lésions colorectales festonnées : quelle signification pour le pathologiste, le gastroentérologue et le patient ? Volume 22, numéro 9, Novembre 2015

Illustrations

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Auteurs
Hôpitaux Universitaires Est Parisien,
Hôpital Saint-Antoine,
Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie,
service d’anatomie et cytologie pathologiques,
184 rue du Faubourg Saint-Antoine,
75571 Paris cedex 12,
France
* Tirés à part

Environ 30 % des cancers colorectaux (CCR) se développent à partir de lésions festonnées. Les lésions festonnées constituent un groupe hétérogène, caractérisé, d’un point de vue moléculaire, par une mutation fréquente et précoce de BRAF et un phénotype CIMP. La dernière classification de l’OMS (2010) individualise 3 types de lésions festonnées : i) les polypes hyperplasiques ; ii) les adénomes/polypes sessiles festonnés (A/P SF), avec ou sans dysplasie ; iii) les adénomes festonnés traditionnels (AFT). Le potentiel malin des A/P SF et des AFT est maintenant clairement établi. Ces lésions, en particulier les A/P SF, sont encore sous-diagnostiquées par les pathologistes, notamment en raison d’un manque de standardisation et de l’évolution de leurs critères diagnostiques. Les A/P SF peuvent être difficiles à diagnostiquer en endoscopie et pourraient être responsables d’un certain nombre de cancers d’intervalle du côlon droit. À l’heure actuelle, les recommandations de prise en charge de ces lésions sont proches de celles des adénomes « conventionnels », en dépit de faibles niveaux de preuve. Une meilleure connaissance des lésions festonnées d’un point de vue à la fois clinique, anatomo-pathologique et moléculaire permettra de mieux les diagnostiquer et de mieux prendre en charge les patients.