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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Les effets secondaires gastroentérologiques de l’immunothérapie Volume 28, numéro 8, Octobre 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteur
1 Hospices Civils de Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, Hôpital Lyon-Sud, Pierre-Bénite, Service de Gastroentérologie, 69495 Pierre-Bénite
2 Université de Lyon, Centre International de Recherche en Infectiologie, INSERM U1111, Lyon
* Correspondance

En raison de l’utilisation croissante de l’immunothérapie en oncologie, les cliniciens vont être de plus en plus souvent confrontés à des effets secondaires immuno-induits. Les toxicités digestives de l’immunothérapie étant parmi les plus fréquentes, il convient d’en connaître la présentation clinique, les moyens diagnostiques et la prise en charge thérapeutique. Le diagnostic d’une colite immuno-induite nécessite d’éliminer les diagnostics différentiels en particulier infectieux et une évaluation endoscopique avec biopsies dans les cas sévères et/ou réfractaires. La suspension de l’immunothérapie et la mise en place d’une corticothérapie permettent dans la majorité des cas une amélioration rapide des symptômes. En cas d’aggravation ou de résistance à la corticothérapie, le traitement de seconde ligne est l’infliximab. Ce dernier doit être administré précocement pour éviter la survenue d’une complication nécessitant parfois une prise en charge chirurgicale. La reprise de l’immunothérapie est possible après un effet secondaire peu sévère mais devra être discutée au cas par cas dans les autres situations, idéalement lors de réunions pluridisciplinaires dédiées à la prise en charge de ces toxicités.