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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Épidémiologie et physiopathologie du carcinome hépatocellulaire Volume 27, supplément 1, Mai 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
1 CHU Côte de Nacre, Service d’hépato-gastroentérologie, Caen
2 AP-HP, Hôpitaux Universitaires Paris Seine Saint-Denis, APHP, Service d’hépatologie, Bobigny
3 Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité
4 Inserm, UMRS-1138, équipe FunGeST, Centre de Recherche des Cordeliers, 75006 Paris
* Correpondance

Le cancer primitif du foie (CPF) est le sixième cancer en termes d’incidence et la quatrième cause de décès par cancer dans le monde. Son incidence est variable selon les régions géographiques reflétant la disparité des facteurs de risque. Alors que son incidence a tendance à diminuer dans les pays en voie de développement, elle a augmenté dans les pays développés ces dernières décennies. Avec la mise en œuvre des programmes de vaccination contre l’hépatite B et de traitement de l’hépatite C, l’incidence de CPF lié aux hépatites virales tend à décliner. En France, l’alcool reste la première cause d’hépatopathie chronique sous-jacente au carcinome hépatocellulaire (CHC), principale forme de CPF, et la stéatopathie non alcoolique devrait bientôt devenir la seconde cause. Malgré des progrès remarquables dans la prise en charge du CHC, du fait d’un diagnostic généralement trop tardif, la survie médiane est de moins d’un an. Un meilleur contrôle des facteurs de risque et la mise en œuvre d’un dépistage systématique chez les patients à haut risque sont les axes majeurs d’amélioration du pronostic.