John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Épidémiologie et facteurs de risque du cancer de l’estomac et de la jonction œsogastrique Volume 26, numéro 6, Juin 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 CHU Dijon Bourgogne, Service d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive, 14 rue Paul Gaffarel, 21000 Dijon
2 Fédération Francophone de Cancérologie Digestive (FFCD), Digestive Cancers Registry of Burgundy, University Hospital Dijon, University of Bourgogne-Franche-Comté, INSERM UMR 1231
* Correspondance
  • Mots-clés : cancer de l’estomac, cancer du cardia, facteurs de risque, inhibiteurs de pompe à protons (IPP), Helicobacter pylori (H. pylori), gastrite atrophique chronique
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1792
  • Page(s) : 565-72
  • Année de parution : 2019

L’incidence du cancer de l’estomac est en diminution depuis 50 ans dans les pays occidentaux, mais ce cancer reste fréquent et grave. Il représente la 3e cause de décès par cancer dans le monde et la 5e cause de cancer en termes d’incidence après le cancer du poumon, le cancer du sein, le cancer colorectal et le cancer prostatique.

Les deux principaux sites topographiques, cancer du cardia et cancer gastrique non cardial, présentent des caractéristiques épidémiologiques et des facteurs de risque distincts.

La distribution géographique de l’incidence du cancer gastrique est très hétérogène avec des zones de forte incidence : l’Asie, l’Amérique centrale et du Sud, et des zones de faible incidence : l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord.

Les principaux facteurs de risque sont l’infection chronique à Helicobacter Pylori, des facteurs génétiques et environnementaux (dont la forte consommation de sel, de nitrates alimentaires utilisés comme agents de conservation, ou de tabac).

L’adénocarcinome du cardia, initialement décrit par Siewert en 1996, a une incidence croissante, notamment dans les pays développés. Des facteurs de risque différents de ceux du cancer de l’estomac ont été identifiés notamment un index de masse corporelle (IMC) élevé > 25 kg/m2, un reflux gastro-œsophagien, des apports faibles en fruits et légumes, un niveau socio-économique bas.