John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Anomalies du bilan martial Volume 20, numéro 8, Octobre 2013

Auteur
CHU Pontchaillou, Service des maladies du foie, 35033 Rennes, France

Les hyperferritinémies se classent en 2 grandes catégories selon qu’elles témoignent ou non d’une surcharge viscérale en fer. Les surcharges en fer se répartissent en (i) acquises en lien avec des affections hématologiques, métaboliques ou hépatiques impactant le métabolisme du fer et (ii) génétiques – qui restent rares – qu’elles soient hémochromatosiques (par déficit en hepcidine), HFE ou non HFE, ou non hémochromatosiques (par anomalie du relargage du fer) dans le cadre d’une maladie de la ferroportine ou d’une acéruloplasminémie. Les hyperferritinémies sans surcharge en fer se répartissent également en (i) acquises en lien principalement avec le syndrome métabolique, les cytolyses, la consommation excessive d’alcool et le syndrome inflammatoire et (ii) génétiques par mutation sur l’ARNm de la L ferritine. Le bon sens clinique, quelques examens biologiques simples, l’imagerie par résonance magnétique et les outils de génétique moléculaire autorisent actuellement un diagnostic étiologique précis et non vulnérant de la plupart des hyperferritinémies.