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Annales de Biologie Clinique

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Évaluation du taux plasmatique de la NSE et de la S100B au cours d’une épreuve de course à pieds d’ultra endurance Volume 77, numéro 5, Septembre-Octobre 2019

Tableaux

Auteurs
1 Intensive care unit, Anaesthesiology, SAMU, Necker-Enfants malades Hospital, Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, Paris, France
2 Departments of anaesthesia, Clinical epidemiology and biostatistics, Michael De Groote school of medicine, Faculty of health sciences, McMaster University, Hamilton, Ontario, Canada
3 IRMES - Institute for research in medicine and epidemiology of sport, Paris, France
4 UMR-S 1075-COMETE Mobilités : vieillissement, pathologie, santé, Pôle des formations et de recherche en santé (PFRS), Université de Caen Normandie, Inserm, Caen, France
5 Unité de chronobiologie, Fondation Rothschild, Paris, France
6 Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Psychiatry department, Hôpitaux universitaires Henri Mondor – Albert Chenevier, Université Paris-Est, Créteil, France
7 Sorbonne Universités, UPMC Université Paris 06, CNRS, Inserm, Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), Paris, France
8 Department of mental health and psychiatry, Global health institute, University of Geneva, Geneva, Switzerland
9 Department of clinical chemistry, Necker-Enfants malades Hospital, Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, Paris, France
10 Université de Paris, Faculté de pharmacie, Paris, France
* Correspondence

Les conséquences à court et long terme de la course à pieds d’ultra endurance sur la fonction cérébrale sont peu connues. L’impact neuropsychologique et fonctionnel cérébral de telles épreuves nécessitant la privation de sommeil n’a jamais été exploré. Méthodes. En 2107, des prélèvements sanguins ont été effectués afin de mesurer les taux plasmatiques de S100B et de NSE chez 4 coureurs avant, pendant et à la fin de leur participation au Grand Raid de La Réunion (GRR : 165 kilomètres avec 9 529 mètres de dénivelé positif, 2 coureurs) ou au Trail de la Bourbon (TB : 111 kilomètres avec 6 433 mètres de dénivelé positif, 2 coureurs). Résultats. Le taux plasmatique de S100B (valeur normale < 0,15 μg/L) augmente au cours de l’épreuve et reste élevé à la fin de la course chez les 4 coureurs (0,17-0,59 μg/L) alors que celui de la NSE (valeur normale < 0,15 μg/L) augmente uniquement chez 3 coureurs (16,8-39,2 μg/L). Conclusion. Cette étude préliminaire met en évidence la faisabilité de la mesure des taux plasmatiques de NSE et S100B au cours d’une épreuve de course à pieds d’ultra endurance. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires, préciser les origines ainsi que la signification de cette élévation de marqueurs de souffrance cérébrale.

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