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Annales de Biologie Clinique

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Les pathologies cristallines humaines : les premières étapes de la pathogénèse Volume 78, numéro 4, Juillet-Août 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9
Auteurs
1 Institut de chimie physique, Université Paris XI, Orsay, France
2 Inserm, UMRS 1155, UPMC, Hôpital Tenon, Paris, France
3 Service d’explorations fonctionnelles, Hôpital Tenon, AP-HP, France
* Correspondance

Les pathologies cristallines sont extrêmement fréquentes et affectent plus de la moitié de la population après 60 ans, qu’il s’agisse de calculs des voies urinaires ou des voies biliaires, de calcifications vasculaires ou d’arthropathies cristallines, avec parfois des conséquences graves en termes de morbi-mortalité. Nous allons dans cette mise au point répertorier les processus de nucléation homogène et hétérogène associés aux pathologies microcristallines. Ces processus de nucléation sont souvent des cibles thérapeutiques de première importance et intéressent de facto le clinicien. L’analyse de la littérature récente montre que les différents modèles proposés sont caractérisés par une grande diversité physico-chimique lorsque l’on se focalise sur ces premières étapes de la genèse des calcifications pathologiques. Le centre de nucléation peut être constitué soit de cristaux, soit de différents types de composés organiques comme l’ADN ou des protéines telles que l’élastine. La genèse de calcifications pathologiques au sein de vésicules sera également abordée. Les cristaux formés peuvent être la conséquence de diverses pathologies mais ils peuvent aussi participer activement au dysfonctionnement des tissus et organes concernés.