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Hématologie

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Conduite à tenir devant une monocytose de l’adulte Volume 25, numéro 6, Novembre-Décembre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
1 Groupement de coopération sanitaire de Saintonge, Laboratoire inter-hospitalier de biologie médicale (Centres Hospitaliers de Saint-Jean-d’Angély, Saintes, Royan et Jonzac), Saint-Jean-d’Angély, France
2 Service de médecine interne, Centre Hospitalier de Royan, Vaux-sur-Mer, France
* Correspondance

La constatation d’une monocytose est un phénomène fréquent, qui nécessite confirmation par lecture au microscope par un biologiste aguerri, permettant de s’affranchir des pièges cytologiques classiques comme la présence de tricholeucocytes, de cellules de Sézary ou de blastes monocytaires. Dans la grande majorité des cas l’origine réactionnelle est très facilement mise en évidence par le contexte et/ou la présence d’un syndrome inflammatoire biologique. Plus rarement le diagnostic est orienté vers une pathologie à éosinophiles ou une leucémie aiguë. Dans les autres cas, leucémie myélomonocytaire chronique, néoplasies myéloprolifératives ou syndromes myélodysplasiques avec monocytose pourront être évoquées. En l’absence d’élément diagnostique de certitude et la présence de formes « frontières » le diagnostic différentiel entre ces 3 entités n’est pas toujours simple, nécessitant, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) investigations moléculaires et élimination de toute cause réactionnelle de monocytose. Bien que les études anatomo-pathologiques et phénotypiques par cytométrie en flux ne soient actuellement pas recommandées par l’OMS, ces investigations ont probablement un intérêt dans l’évaluation des cas difficiles.

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