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Virologie

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Une affaire non résolue : la recombinaison non réplicative chez les virus à ARN de polarité positive Volume 25, numéro 4, Juillet-Août 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
Auteurs
1 Institut Pasteur, Populations virales & pathogenèse, CNRS UMR 3569, Paris, France
2 Université de Paris, Populations virales et pathogenèse, Paris, France
* Correspondance

La recombinaison génétique est un moteur important de l’évolution de certaines espèces de virus à ARN de polarité positive. Les événements de recombinaison se produisent lorsqu’au moins deux virus infectent simultanément la même cellule ; ils donnent naissance à des génomes originaux constitués de séquences génétiques provenant des génomes parentaux. Le mécanisme principal de la recombinaison implique la polymérase virale qui génère une copie chimérique lorsqu’elle change de matrice au cours de la synthèse d’un génome viral. Différents modèles expérimentaux suggèrent l’existence d’événements de recombinaison indépendants de l’activité de la polymérase virale. L’origine de ces événements et leur fréquence restent à ce jour indéterminés. De même, on ne sait pas si la recombinaison non réplicative engendre des produits qui diffèrent des recombinants générés par la polymérase virale. Si c’est le cas, la recombinaison non réplicative pourrait jouer un rôle spécifique dans l’évolution des virus à ARN de polarité positive. Enfin, les rares données disponibles suggèrent que la recombinaison non réplicative ne nécessiterait pas de séquence d’origine spécifiquement virale. Il est ainsi possible que la recombinaison non réplicative observée dans des modèles d’étude basés sur des ARN viraux nous révèle en fait un mécanisme plus général non spécifique des génomes viraux.