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Virologie

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Nature et évolution du réservoir cellulaire du VIH-1 durant l’enfance et l’adolescence Volume 27, numéro 5, Septembre-Octobre 2023

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

Tableaux

Auteurs
1 Unité d’immunopathologie virale, Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, 3175 Côte Sainte-Catherine, local 7.9.61, Montréal (Québec) H3T 1C5, Canada
2 Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, Faculté de médecine, Université de Montréal, Montréal, Québec, Canada
3 Ph.D., Département de pédiatrie, Faculté de médecine, Université de Montréal, Montréal, Québec, Canada
* Correspondance : H. Soudeyns

Peu après l’infection primaire, le VIH se cache dans des réservoirs cellulaires d’où il devient difficile voire presque impossible de le déloger. En absence de traitement antirétroviral efficace, il y a presque invariablement résurgence de l’infection productive menant au déclin du compte de lymphocytes T CD4+ et à la progression de la maladie. Le cours de l’infection à VIH chez l’adulte (transmission horizontale) diffère de manière importante de celle qui est acquise chez l’enfant suite à une transmission périnatale : chez l’enfant, la charge virale à l’équilibre est plus élevée, la difficile prise de traitement rend la charge virale difficile à contrôler, et, en absence de traitement, l’espérance de vie est beaucoup plus courte que chez l’adulte. En comparaison à la situation chez l’adulte, on n’en sait que très peu sur la nature des réservoirs à l’échelle cellulaire chez l’enfant, sur sa taille, sur sa persistance dans le temps, sur son évolution entre la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, et sur son influence sur la pathogenèse associée à l’infection par le VIH dans la population pédiatrique. Certains cas de rémission spontanée de l’infection à VIH chez l’enfant en l’absence de traitement ont également alimenté les espoirs de découvrir des pistes menant à une guérison fonctionnelle du VIH-sida tant chez l’enfant que chez l’adulte.