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Virologie

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Mécanismes immunologiques impliqués dans la persistance des réservoirs du VIH Volume 26, numéro 1, Janvier-Février 2022

Illustrations

  • Figure 1.
  • Figure 2.
  • Figure 3.
  • Figure 4.

Tableaux

Auteurs
1 Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, Faculté de médecine, Université de Montréal, Montréal, Canada
2 Centre de Recherche du CHUM, Montréal, Canada
* Correspondance : N. Chomont
* Ces trois auteurs ont contribué de manière équivalente à cette publication.

Les thérapies antirétrovirales (TAR) permettent de contrôler la réplication virale et ont considérablement amélioré la qualité et l’espérance de vie des
personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Toutefois, près de 40 ans après la découverte du virus, il n’existe toujours pas de traitement curatif permettant d’éliminer le VIH de l’organisme : même après des années de TAR efficace, le virus persiste dans des cellules, principalement des lymphocytes T CD4 mémoires, qui constituent une source pérenne de virus infectieux et qui nécessitent de poursuivre les traitements à vie. Les recherches sur les réservoirs du VIH menées au cours des 25 dernières années ont permis de mieux comprendre comment certaines cellules infectées persistent pendant des décennies sans être éliminées, ni par les TAR, ni par les réponses immunitaires. Le VIH « se cache » dans des cellules à durée de vie très longue, qui ont la capacité de proliférer par différents mécanismes et qui expriment préférentiellement certains récepteurs leur permettant de demeurer invisibles au système immunitaire. Une meilleure compréhension de ces mécanismes de persistance est un prérequis nécessaire à la mise au point de stratégies thérapeutiques visant à éradiquer le VIH.