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Virologie

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La mesure de l'inhibition des transcriptases inverses du VIH1 résistantes aux drogues nucléotidiques Volume 5, numéro 5, Septembre - Octobre 2001

Auteurs
Centre national de la recherche scientifique et Universités d'Aix-Marseille I et II, UMR 6098, Architecture et fonction des macromolécules biologiques, ESIL-Case 925, 163, avenue de Luminy, 13288 Marseille Cedex 9

Les analogues de nucléosides jouent un rôle clé dans la chimiothérapie anti-rétrovirale. Une fois activés intracellulairement en 5'-triphosphates, ils agissent comme terminateurs spécifiques de synthèse d'ADN viral par la transcriptase inverse. Sous pression thérapeutique, le gène de la transcriptase virale mute et détermine des enzymes portant des substitutions responsables de la perte d'efficacité des drogues nucléosidiques utilisées. Il n'est pas toujours aisé de détecter, de comprendre et de quantifier biochimiquement la résistance aux analogues nucléotides à l'aide de transcriptases inverses purifiées. Ce travail recense les principaux tests biochimiques permettant l'observation de différents types de résistances relevées au niveau de l'efficacité d'insertion de l'analogue terminateur dans l'ADN, ou bien au niveau de l'élimination par la RT de cet analogue bloquant la synthèse de l'ADN. La connaissance détaillée des mécanismes de résistance au niveau moléculaire est utile pour une combinaison rationnelle de plusieurs drogues, et pour la conception de drogues ne sélectionnant pas de résistance ou ciblant des virus déjà résistants.