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Virologie

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Augmentation de la réplication in vitro de l’herpèsvirus humain 6 en présence de valproate de sodium Volume 11, numéro 2, Mars-avril 2007

Auteurs
Laboratoire de virologie, EA 4021, Faculté de Pharmacie, 2, rue du Docteur-Marcland, 87025 Limoges, Service de dermatologie, Hôpital Bichat-Claude Bernard, 46 rue Henri-Huchard, 75018 Paris

Le sixième herpèsvirus humain ou HHV6 est un virus ubiquitaire qui infecte plus de 95 % de la population adulte. Il s’agit d’un bêta-herpèsvirus génétiquement proche du cytomégalovirus humain (HCMV) et pour lequel il existe deux variants nommés A et B. Le variant B est identifié comme étant l’agent responsable de l’exanthème subit du nourrisson. Après la primo-infection, qui survient précocement dans la vie et est généralement asymptomatique, l’HHV6 reste à l’état latent dans différents tissus. Sa réactivation peut cependant entraîner des infections graves. Récemment, la réactivation de l’HHV6, et principalement celle du variant B, a été associée au syndrome d’hypersensibilité aux drogues ou DRESS (drug reaction with eosinophilia and systemic symptoms) [1], caractérisé par une forte fièvre, une éosinophilie, une éruption cutanée importante pouvant s’accompagner d’atteintes viscérales graves. Les anticonvulsivants sont particulièrement incriminés dans cette pathologie. Une de ces molécules anticonvulsivantes, le valproate de sodium (VPA), est largement utilisée depuis plus d’une trentaine d’années dans le traitement de l’épilepsie. Cette substance a été caractérisée comme stimulant la réplication de certains virus, tels le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) [2], le huitième herpèsvirus humain (HHV8) [3] et le HCMV [4]. Dans cette étude, nous avons étudié l’action directe du valproate de sodium sur la réplication du HHV6 in vitro.