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Usage de cannabis récréatif : marqueur de risque ou facteur causal d’infarctus du myocarde ? Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
Auteurs
1 Hôpital privé d’Antony, pôle cardiovasculaire interventionnel (PCVI 92), 25, rue de la Providence, 92160 Antony, France
2 Hôpital privé d’Antony, unité de soins intensifs cardiologie, Antony, France
* Tirés à part

Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée dans le monde, en Europe et en France. Son principal composé psychoactif est le delta-9 tétrahydrocannabinol (Δ-9-THC), classé comme stupéfiant. Si les effets psychiatriques et neuropsychiques du cannabis sont depuis longtemps largement décrits, les effets somatiques du cannabis fumé, notamment cardiovasculaires, ne sont rapportés que depuis peu avec des publications sur des infarctus du myocarde (IDM) du sujet jeune qui se sont multipliées depuis les années 2000. Les mécanismes impliqués dans la survenue des IDM restent hypothétiques, associant dysfonctionnement du système nerveux autonome, altération de la fonction plaquettaire, induction d’un vasospasme et effets toxiques directs des constituants de la fumée et des produits adultérins. La relation causale entre la consommation de cannabis et la survenue d’IDM reste sujette à débat. Cependant, parce qu’il s’agit de complications graves, touchant très majoritairement des hommes jeunes, pouvant entraîner le décès, et que l’existence d’une relation temporelle entre leur survenue et la prise de cannabis suggère fortement un lien de causalité, il serait prudent, malgré les limites des études mentionnées, d’informer les professionnels et les usagers sur l’existence possible de ce type de complication, notamment lors d’un usage chronique et en quantité importante, ce d’autant que l’on fait face à l’augmentation du nombre de consommateurs et aussi de la teneur en THC des produits consommés.