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Traitement ambulatoire des phlébites : oui, mais… Volume 9, numéro 5, Mai 1997

Auteur
service de médecine vasculaire et d’hypertension artérielle, hôpital Saint-Joseph, 185, rue Raymond-Losserand, 75674 Paris Cedex 14.

Les avantages d’une prise en charge ambulatoire des thromboses veineuses profondes sont évidents, qu’il s’agisse d’une moindre contrainte pour les patients ou d’une réduction prévisible du coût pour le budget de la Santé. Plusieurs éléments plaident aujourd’hui en faveur de cette attitude : le développement de l’échographie-doppler, qui est à présent la méthode diagnostique de référence, et la mise sur le marché des héparines de bas poids moléculaire, qui ont fait évoluer le traitement curatif des thromboses veineuses profondes vers des schémas simplifiés dont le terme ultime est l’utilisation d’une seule injection par jour [1]. Deux études publiées en 1996 ont conclu à la faisabilité, à l’efficacité et à la sûreté du traitement ambulatoire des thromboses veineuses proximales par héparine de bas poids moléculaire sous-cutanée [2, 3]. Le débat est-il clos pour autant ? Certainement pas, si l’on intéresse aux réponses à apporter à trois questions essentielles : une hospitalisation raccourcie a-t-elle même valeur qu’un traitement ambu-latoire ? Le risque d’embolie pulmonaire grave est-il lié seulement aux thromboses proximales ? Peut-on raisonnablement informer les patients qui souffrent d’une thrombose veineuse profonde du risque vital d’embolie pulmonaire ou d’hémorragie grave sous anticoagulants et leur proposer dans le même temps une prise en charge à domicile ?