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Stratégie antithrombotique après remplacement valvulaire aortique percutané Volume 33, numéro 1, Janvier-Février 2021

Illustrations

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Auteurs
Sorbonne Université, ACTION Study Group, INSERM UMRS_1166 Institut de cardiologie (AP-HP), 47-83, boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris, France
* Tirés à part

Le remplacement valvulaire aortique percutané (TAVI) a connu une croissance exponentielle durant la dernière décennie et s’est progressivement imposé comme le traitement de référence du rétrécissement aortique serré symptomatique chez les patients âgés de plus de 75 ans. La population cible de cette intervention est sujette à de nombreuses complications, tant hémorragiques qu’ischémiques, sources d’une morbidité et mortalité importantes. Malgré cela, le traitement antithrombotique de référence post-TAVI est longtemps resté le fruit de consensus d’experts, sans données issues d’essais randomisés, et basé sur le modèle des stents intracoronaires. Au cours de la dernière décennie, l’intérêt d’une monothérapie antithrombotique, plutôt qu’une double thérapie antithrombotique, est clairement apparu, permettant de réduire le risque hémorragique sans majorer le risque ischémique. Ainsi, chez les patients sans indication à un traitement anticoagulant au long cours, une monothérapie antiplaquettaire, pendant trois à six mois, réduit le risque hémorragique par rapport à la double thérapie antiplaquettaire. Chez les patients présentant une fibrillation auriculaire, une monothérapie antithrombotique par anticoagulant oral est à privilégier par rapport à l’association anticoagulant et antiagrégant plaquettaire. Enfin, la place des anticoagulants oraux directs dans le post-TAVI est en train de se dessiner avec la publication de grands essais randomisés.