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Sel et hypertension artérielle : encore des questions ? Volume 31, numéro 6, Novembre-Décembre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteur
Hôpital Lariboisière, Institut des vaisseaux et du sang, 2, rue Ambroise Paré, 75010 Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : sel, pression artérielle, risque cardiovasculaire
  • DOI : 10.1684/stv.2019.1092
  • Page(s) : 235-42
  • Année de parution : 2019

Toutes les sociétés savantes s’accordent pour recommander une réduction de la consommation de sel chez les patients hypertendus forts consommateurs et chez les patients insuffisants cardiaques. Dans la population générale en bonne santé, la question se pose car plusieurs études ont démontré un effet délétère des apports sodés trop faibles. Dans une étude portant sur une cohorte de 322 624 sujets en bonne santé suivis pendant sept ans, Welsh et al. ont confirmé la relation linéaire entre le niveau d’excrétion sodée par 24 heures et la pression artérielle moyenne. Ils n’ont pas retrouvé de relation entre excrétion sodée et risque cardiovasculaire, fatal ou non, ni entre excrétion sodée et risque de décès toutes causes chez ces sujets sains à faible risque cardiovasculaire à l’inclusion. Dans l’état actuel des connaissances, il semble raisonnable de continuer à diffuser et à respecter les recommandations de limitation des apports sodés dans l’alimentation de la population générale. Il faudrait contraindre les industriels à moins saler les aliments transformés – ce qui commence à se faire de façon efficace – et persuader les citoyens de préparer plus souvent leurs propres repas et de consommer moins de nourriture industrielle.