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Propositions du GFHT pour la gestion des discordances entre l’International normalized ratio mesuré au laboratoire et en automesure Volume 33, numéro 2, Mars-Avril 2021

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire d’hématologie générale, Hôpital Necker-Enfants malades, AP-HP, Paris, Université Paris Sud Saclay, Inserm U1176, Le Kremlin-Bicêtre, France
2 Centre de référence et d’éducation des antithrombotiques d’Ile-de-France (CREATIF), service de cardiologie, Hôpital Lariboisière, Paris, France
3 Université de Montpellier, Montpellier, France
4 Service d’hématologie-hémostase, Centre régional de traitement de l’hémophilie, Hôpital Trousseau, CHRU de Tours, EA 7501, Université François Rabelais, Tours, France
* Tirés à part

L’absence de contrôle de qualité pour les analyseurs d’automesure de l’International normalized ratio (INR) est un écueil majeur qui a conduit les autorités de santé en France à recommander la réalisation simultanée d’un INR dans un laboratoire de biologie médicale et d’un INR en automesure, et ce, tous les six mois. Une discordance entre les deux INR pourrait conduire à considérer l’analyseur d’automesure comme défaillant, alors que de nombreuses causes de discordance peuvent exister. Ce texte présente les différentes causes de discordance entre les résultats d’INR mesurés au laboratoire et en automesure, à l’origine des propositions du Groupe français d’études sur l’hémostase et la thrombose (GFHT) pour gérer ces situations. L’analyse de ces causes doit porter sur les facteurs pré-analytiques (conditions de prélèvement, conditions d’acheminement du tube d’hémostase au laboratoire), les facteurs analytiques (en particulier la nature de la thromboplastine utilisée au laboratoire), et le contexte clinique (maladies inflammatoires, auto-immunes, etc.). Ces propositions ont pour but de standardiser la conduite à tenir afin de prendre la décision optimale pour le patient.