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Probabilité clinique dans le diagnostic de l’embolie pulmonaire Volume 16, numéro 5, Mai 2004

Auteur
Département thoracique, Institut Mutualiste Montsouris, 42, boulevard Jourdan, 75014 Paris, France

La valeur diagnostique médiocre de la clinique utilisée seule dans le diagnostic de l’embolie pulmonaire l’a longtemps reléguée au rôle de « déclencheur » d’examens objectifs (scintigraphie pulmonaire et angiographie pulmonaire). Le fort taux d’examens scintigraphiques « non diagnostiques » et le caractère invasif de l’angiographie, ont conduit à reconsidérer le rôle de la clinique. L’évaluation de la probabilité clinique d’embolie pulmonaire en « forte », « faible » ou « intermédiaire », réalisée empiriquement ou à l’aide de scores formels (scores de Wells, score de Genève), permet de sélectionner des sous populations de patients dans lesquelles la prévalence de la maladie varie entre 70 % environ (probabilité forte) et 10 % environ (probabilité faible). De tels résultats permettent l’intégration de la probabilité clinique au sein de « stratégies diagnostiques » associant, dans un ordre déterminé, la probabilité clinique d’embolie pulmonaire et divers examens objectifs, principalement D‐dimères, scanner spiralé, et échographie veineuse. De telles stratégies doivent être validées par des études « pragmatiques » dans lesquelles on vérifie que le risque de maladie thromboembolique chez les patients non traités au terme de la stratégie utilisée reste faible, classiquement moins de 3 % à 3 mois. Un certain nombre de stratégies sont actuellement validées, mais elles s’appliquent principalement aux patients externes (non hospitalisés) présentant une suspicion d’EP non grave.