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Jambes lourdes et substitution hormonale Volume 12, numéro 7, Août - Septembre 2000

Auteurs

L'insuffisance veineuse des membres inférieurs ou des symptômes tels que douleurs et jambes lourdes touchent 25 % à 50 % des adultes en Europe et même plus de 80 % de certains groupes à haut risque. Avec le vieillissement de la population et la découverte de nouvelles indications, on observe une augmentation de la prescription du traitement hormonal substitutif de la ménopause. Dans ce contexte, il devient d'autant plus important de bien connaître les effets des hormones administrées, entre autres sur le système veineux. Les parois veineuses, en particulier les cellules musculaires lisses, contiennent des récepteurs aux hormones sexuelles. La présence, la répartition et la densité de ces récepteurs varient beaucoup selon le territoire veineux, la présence ou non d'altérations vasculaires, l'imprégnation hormonale, le sexe et l'âge. La découverte de différents types de récepteurs aux propriétés différentes permet de formuler des hypothèses pour expliquer l'importante variabilité, parfois déroutante et contradictoire, des effets observés. Les progestatifs exercent un effet vasodilatateur en diminuant le tonus des parois vasculaires alors que les œstrogènes ont des effets plus nuancés. La connaissance plus approfondie de ces mécanismes devrait permettre une meilleure évaluation du rapport risque/bénéfice de la substitution hormonale. L'aggravation d'une insuffisance veineuse n'a aucune influence sur le pronostic vital. En revanche, la morbidité et la qualité de vie peuvent s'en trouver affectées, ce qui justifie qu'une certaine attention y soit portée lors du suivi médical des femmes ménopausées substituées.