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Algodystrophie et vaisseaux Volume 9, numéro 5, Mai 1997

Auteur
service de rhumatologie, hôpital d’instruction des armées Bégin, 69, avenue de Paris, 94160 Saint-Mandé.

L’algodystrophie, atteinte protéiforme d’une région articulaire, est une maladie locorégionale microcirculatoire fonctionnelle par désordre neurovégétatif primitif ou, surtout, secondaire à une étiologie traumatique ou non traumatique, locale ou générale, favorisée dans 30 % des cas par un terrain anxiodépressif. Elle évolue souvent, mais pas toujours, en trois phases successives : « chaude pseudo-inflammatoire », « froide ischémique » puis de guérison, parfois avec séquelles rétractiles fonctionnelles. Son diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques (douleurs, arthropathie invalidante, troubles vasomoteurs et trophiques), biologiques (absence de syndrome biologique inflammatoire), radiologiques (déminéralisation sous-chondrale retardée sans pincement articulaire, bandes claires métaphysaires chez le jeune), isotopiques (hyperfixation ; hypofixation chez l’enfant) et évolutifs (guérison, totale ou non, après lutte contre la douleur et la stase circulatoire, réponse positive aux thérapeutiques vasoactives : calcitonine surtout, blocs sympathiques régionaux à la guanéthidine, voire buflomédil). De rares observations simulent ou s’associent à une thrombose veineuse ou à une artériopathie chronique ou aiguë des membres.