John Libbey Eurotext

Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

MENU

Les inhibiteurs de Janus kinase Volume 31, numéro 2, mars-avril 2022

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
Hôpital militaire Moulay-Ismail, Meknes, Maroc
* Tirés à part : E. Boudhar

Les progrès thérapeutiques, dans le cadre des maladies inflammatoires, vont de pair avec le décryptage de la physiopathologie des maladies auto-immunes et inflammatoires. Il est maintenant reconnu que les composants intracellulaires de la signalisation des cytokines, en particulier la famille Janus kinase (JAK) qui transduisent les signaux, peuvent être visés pour inhiber l’effet d’un large éventail de cytokines. Les JAK sont des protéines tyrosine kinases intracytoplasmiques qui se lient à la région cytoplasmique des récepteurs transmembranaires des cytokines et assurent la médiation de la signalisation via les récepteurs des cytokines de type 1 et de type 2. Les inhibiteurs de JAK (JAKI) peuvent être divisée en deux classes : les pan-JAKI non sélectifs de première génération et les JAKI sélectifs de nouvelle génération. Il existe maintenant plusieurs inhibiteurs de JAK sous licence FDA/EMA pour le traitement des maladies inflammatoires et auto-immunes, et d’autres sont actuellement en cours d’essais cliniques. Les résultats de ces études sont très attendus car ils pourraient élargir l’utilisation des JAKI et pourraient modifier les paradigmes de traitement par une action dose-dépendante rapide et moins d’effets secondaires, et éventuellement aussi en monothérapie. Nous proposons ici une revue synthétique et systématique des JAKI.