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Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

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Les hyperferritinémies, regard physiopathologique et pratique Actualisation 2023 Volume 32, numéro 6, Novembre-Décembre 2023

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

  • Figure 3.

Tableaux

Auteurs
Service de médecine interne, CHU Mohammed VI, Oujda, Maroc
Laboratoire d’immunohématologie et thérapie cellulaire, faculté de médecine et de pharmacie, université Mohammed Ier , Oujda, Maroc
* Tirés à part : K. Serraj

L’hyperferritinémie est une anomalie fréquente, certes très peu spécifique, mais qui peut être d’une grande valeur diagnostique si le clinicien arrive à respecter un certain nombre de règles d’interprétation. Physiologiquement, la ferritine est une protéine synthétisée essentiellement par le foie et destinée à mettre en réserve le fer au niveau hépatique, macrophagique et érythrocytaire. Malgré cela, la physiopathologie nous apprend que l’augmentation de la ferritinémie dépasse de très loin le cadre de la surcharge en fer, pour englober d’autres volets, notamment l’inflammation, la lyse cellulaire et les anomalies de répartition. Une approche globale intégrant la valeur de la ferritinémie, les données de l’anamnèse et le contexte clinicobiologique du patient, permet, dans la grande majorité des cas, de trouver la cause de l’hyperferritinémie sans passer par le coefficient de saturation de la transferrine (CST) et les explorations hépatiques approfondies. Le recours au CST, à l’IRM, aux tests génétiques voire à la biopsie hépatique ne s’avère en effet nécessaire que dans les situations, rares, où les causes les plus évidentes n’ont pu être identifiées. À noter enfin que les dernières années ont connu l’arrivée d’autres entités, en particulier l’infection par le Sars-Cov-2, dans lesquelles la ferritine s’est avérée d’une grande valeur à la fois diagnostique et pronostique.