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Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

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Les complications métaboliques post-transplantation rénale dans le service de néphrologie du CHU Batna 2017-2019 Volume 30, numéro 4, Juillet-Août 2021

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3
Auteurs
1 Service de néphrologie, CHU Batna, Algérie
2 Service de néphrologie, CHU Hussein Dey, AlgerAlgérie
3 Département de néphrologie, CHU de Grenoble, France
* Tirés à part

La transplantation rénale (TR) est grevée de diverses complications métaboliques – diabète, dyslipidémies, hyperuricémie et obésité – en grande partie liées au traitement immunosuppresseur, qui constituent un facteur de risque de morbimortalité et de perte fonctionnelle du greffon. Le but de notre étude est d’évaluer la fréquence et le profil de ces anomalies après TR. Notre travail est prospectif et descriptif, où ont été inclus tous les patients greffés dans notre service depuis janvier 2015. Nous avons recensé les données démographiques et clinicobiologiques du receveur ainsi que le traitement immunosuppresseur prescrit. Cent trois (103) patients ont été inclus, d’âge moyen 36 ± 5 ans, avec un sex-ratio H/F de 2,55. Soixante-treize (73) de nos patients (70,9 %) étaient hypertendus avant la TR et 2,9 % étaient diabétiques. Le traitement immunosuppresseur prescrit pendant la phase d’induction était la thymoglobuline dans 78,6 % des cas et le basiliximab dans 21,4 %. Dans la phase d’entretien : tous les patients étaient sous stéroïdes, le tacrolimus était prescrit chez 58,3 % d’entre eux, les autres étant sous ciclosporine. Le mycophénolate mofetil était prescrit dans 96,1 % des cas, et l’azathioprine dans 3,9 %. L’indiece de masse corporelle moyen était de 27,9 ± 2,4 kg/cm2 ; 41 % des patients étaient en surpoids, dont 33,5 % en obésité. L’hypercholestérolémie était observée chez 41,31 % des patients et une hyperuricémie élevée chez 27 % des cas. Vingt-quatre (24) patients ont développé un diabète après TR après 24 mois de suivi soit 23,76 % des cas. La perte du greffon a été notée chez un patient et un patient est décédé avec greffon fonctionnel. Les complications métaboliques après TR sont fréquentes. L’éducation précoce du patient est une priorité. Elle doit s’appuyer sur une prise en charge multidisciplinaire impliquant diététiciennes, psychologues, médecins généralistes et association de greffés.