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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Paludisme et grossesse Volume 3, numéro 4, Juillet-Août 1993

Auteurs
département des maladies infectieuses et tropicales, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 47-83, bd de l’Hôpital, 75561 Paris Cedex 13, France.
  • Page(s) : 289-92
  • Année de parution : 1993

La grossesse accroît le risque et la sévérité du paludisme. Gravité pour la mère certes, mais gravité surtout pour l’enfant. Les conséquences peuvent être lourdes, l’anémie et l’hypothermie perturbant les échanges placentaires et aggravant le pronostic fœtal. L’atteinte placentaire est d’ailleurs élevée au cours du paludisme. Le paludisme néonatal est en revanche rare. L’importance d’un traitement rapide et adapté est donc primordial, justifiant une bonne connaissance des antipaludiques utilisables. La quinine reste l’arme principale. La chloroquine et le proguanil peuvent être utilisés sans risque. La méfloquine contre-indiquée (comme l’halofantrine) ne semble pas entraîner d’effet toxique chez l’enfant. La prophylaxie chez la femme enceinte est également de première importance, choisie en fonction des zones géographiques et de la possibilité d’emploi des antipaludiques.