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Revue Française de Gestion

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La mise en récit de l’Anthropocène. Donner une valeur sociale aux dégradations écologiques Volume 50, numéro 315, Mars-Avril 2024

Auteurs
1 MoISA, Univ Montpellier, CIHEAM-IAMM, CIRAD, INRAE, Institut Agro, IRD, Montpellier, France
2 Université de Montpellier, MRM
3 Maître de conférences en sciences de gestion et du management au sein du laboratoire MOISA de l’institut Agro Montpellier. Ses recherches portent sur les réponses organisationnelles aux enjeux de transition écologique, notamment dans le secteur minier, et s’inscrivent dans le courant des perspectives critiques en management. Ses travaux ont été publiés dans des revues francophones et anglophones.
4 Maître de conférences HDR au sein du laboratoire Montpellier recherche en management de l’université de Montpellier. Ses travaux portent sur l’analyse des controverses stratégiques, les dynamiques politiques de changement organisationnel, ainsi que sur les organisations alternatives, et s’inscrivent en ce sens dans le courant des perspectives critiques en management. Ses recherches ont été publiées dans des revues anglophones et francophones.
Auteur correspondant : clara.roussey@supagro.fr

Cet article analyse la construction d’un récit de l’Anthropocène par les entreprises responsables de dégradations écologiques.
L’étude de l’implantation d’un projet extractif en Indonésie permet d’identifier le rôle central joué par les commensurations RSE dans cette mise en récit afin de donner une valeur sociale aux impacts environnementaux et ainsi maintenir la légitimité du projet. Les résultats de l’article soulignent que les pratiques RSE de l’entreprise (analyse d’impacts, management des parties prenantes, reporting) rendent possible une mise en équivalence entre ses impacts écologiques négatifs et ses promesses de développement aux membres de la communauté locale.